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Les défenseurs de l’Omnibus pesticides assurent que ses dispositions sont essentielles et sans risques 👉 On démontre le contraire.

1️⃣ Infox n°1 : Autoriser des pesticides à vie permet de lutter efficacement contre les retards de traitement des dossiers. Un constat partagé par tous : le système d’autorisation des pesticides de l’EFSA (l’autorité sanitaire européenne) est engorgé.

Or, l’EFSA a affirmé qu’avec 50 experts supplémentaires (pour un budget de 15 millions d’euros environ), elle serait en capacité de résorber son retard en trois ans seulement, contre huit ans avec les dispositions de l’omnibus pesticides.

Donner des moyens suffisants aux agences sanitaires pour réaliser leur travail est bien plus efficace que la dérégulation.

2️⃣Infox n°2 : L’autorisation de pesticides à vie est un mythe, l’omnibus préserve un cadre réglementaire très protecteur... L’omnibus pesticides ne prévoit pas une autorisation à vie pour tous les produits : trois catégories devraient encore être réévaluées régulièrement.

Mais elles ne représentent qu’une petite partie des quelque 400 substances actives autorisées aujourd’hui dans l’UE. De plus, les critères pour définir certaines de ces catégories sont flous. La Commission européenne peut donc décider assez librement quelles substances y inclure… ou non.

Les défenseurs de l’omnibus se cachent derrière un autre argument : le règlement actuel permet déjà à la Commission européenne de réexaminer l’autorisation d’un pesticide à tout moment, si un État membre le demande. Or, ce dispositif de réexamen est très peu utilisé.

L’omnibus pesticides inverserait la charge de la preuve : ce ne sera plus aux fabricants de prouver que leurs produits respectent la loi, mais aux scientifiques de demander leur réévaluation s’ils sont trop nocifs.

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3️⃣ Infox n°3 : Ce texte est nécessaire pour les agriculteurs, face aux nombreuses interdictions de produits 93% des agriculteurs veulent adopter des pratiques plus durables ou accélérer leur transition. Ils sont aussi nombreux à vouloir se passer des pesticides, dont ils sont les premières victimes.

Mais ils manquent cruellement d’accompagnement. En Europe, les plus grandes exploitations reçoivent davantage d’aides de la PAC, favorisant l’agriculture intensive. Enfin, la recherche d’alternatives aux pesticides est délaissée, alors qu’elle est avant tout un choix politique.