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La montée en puissance de l'anti-science aux USA sous la présidence de Trump n’est pas un phénomène spontané lié à une accumulation d’erreurs individuelles ou des croyances irrationnelles mais un système structuré, organisé et alimenté par des intérêts politiques, économiques et médiatiques. 1/10

2/10 Science, justice, médias, sont des systèmes censés produire de la responsabilité démocratique. Ils deviennent des cibles toutes trouvées pour les mouvements autoritaires. Croire que "Si les scientifiques communiquaient mieux, le problème disparaîtrait" est sous-estimer l'ampleur du problème.

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3/10 La science devient une cible parce qu'entre autres, elle menace certains récits idéologiques, des intérêts industriels ou certaines formes de pouvoir politique. D'où des attaques similaires aux vieilles stratégies de l’industrie du tabac : créer du doute pour neutraliser l’expertise.

4/10 Les scientifiques qui parlent efficacement au grand public sont particulièrement visés. Ces attaques ont un schéma récurrent & parfaitement huilé : discréditer la légitimité du chercheur, l’isoler socialement, lancer du harcèlement coordonné & le (ou la) pousser au silence ou à l’autocensure.

5/10 Ca, sans compter que les scientifiques les plus attaqué(e)s ne sont pas forcément soutenus par leurs institutions qui, officiellement, les encouragent à communiquer publiquement mais les laissent seul(e)s lorsqu’ils/elles deviennent des cibles.

6/10 "Une fiction séduisante circule mieux qu’une vérité complexe." Les figures anti-science produisent des discours simples, faciles à comprendre et émotionnels. La science, elle, est lente, nuancée, prudente, complexe. Ca crée, par principe, un désavantage narratif que ses opposants exploitent.