Post

Comme Hervé This, je pense que le mot "flaveur" n'a pas sa place en français. C'est une transposition confuse depuis l'anglais. Comme dans la plupart des langues le français dispose d'un mot (goût) pour la perception globale (Rozin, 1982). S'il manque un mot, c'est pour la perception analytique.

La Science, CQFD@sciencecqfd.bsky.social

[RDV 16h !] Le "goût" d'un aliment ne vient pas seulement de la langue : le cerveau y associe aussi l'odorat, la vue et le toucher (texture, piquant) pour construire une perception globale, la flaveur. Sans elle, reconnaîtrait-on vraiment ce que l'on mange ? avec Charlotte Sinding & Gabriel Lepousez

Comme le dit bien le post: le goût ne vient pas seulement de la langue. Il n'y a pas de mot spécifique en français pour désigner les "goûts de base" (salé, sucré, etc.) strictement détectés par la langue, ce qui correspond à l'usage scientifique de *taste*. Hervé This propose d'utiliser "saveur".

0 reposts0 likes

Outre les questions de traduction, la confusion vient de la physiologie qui tend à distinguer les sens sur des critères anatomiques (goût = langue, olfaction = nez) etc. mais ces distinctions scientifiques ne recoupent pas l'usage commun ni le fonctionnement de la perception.

Le goût *est* un système perceptif qui utilise une combinaison de différents types de récepteurs, localisés à des endroits différents du corps, et qui fonctionnent ensemble. Ce n'est pas une erreur ou une illusion ou une confusion si des récepteurs dans le nez contribuent à percevoir le goût.

Cf. Gibson: "Sentir et goûter, cependant, ne doivent pas être définis par les récepteurs et les nerfs. Ils peuvent être définis par leurs fonctions en usage, l'odorat étant l'accompagnement de la respiration et le goût de la prise de nourriture. Le commun des mortels entend par sens ce que