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Communiqué de l’assemblée interfacs nantaise du 23 octobre

nantes.indymedia.orgCommuniqué de l’assemblée interfacs nantaise du 23 octobreNous, étudiant.e.s mobilisé.e.s réuni.e.s en assemblée interfacs, nous nous adressons à l’ensemble de nos camarades de promo ainsi qu’aux différents personnels de Nantes Université. Cela fait maintenant trois semaines que nous parvenons à nous mobiliser sur différents campus malgré leur fermeture administrative quasi systématique. Après la mobilisation massive des lycéen.ne.s, après le samedi 17 octobre qui a réuni jeunes en étude et travailleur.euses dans la rue, nous ne comptons pas relâcher notre lutte : – Contre les politiques d’austérité, à l’université comme dans l’ensemble des services publics. – Contre les politiques racistes qui cherchent à nous diviser, comme le décret « Bienvenue en France » visant les étudiant.e.s extra-européen.ne.s. – Pour une fac ouverte à tous.tes, qui ne sélectionne personne sur des critères sociaux et économiques. – Pour une vie digne, alors que le coût de la vie dépasse nos maigres bourses, salaires et pensions. – En solidarité contre les violences policières, les 10 000 interpellations et toutes les tentatives de l’État de nous effrayer. Ces revendications, cette colère, sont très largement partagés. Pourtant, depuis trois semaines, nous sommes dans l’impossibilité d’en discuter suite à la décision imposée de l’administration de fermer systématiquement bâtiments et campus. Quelle justification y a-t-il à ce choix, si ce n’est de miner les débats naissants au sein de nos promos et avec l’ensemble du personnel, plus que jamais nécessaires aujourd’hui ? C’est pourquoi nous appuyons la demande générale de réouverture totale des campus de Nantes Université et de la reprise de l’ensemble des cours en présentiel. Le distanciel que nous subissons en parallèle des fermetures ne fait qu’aggraver les problèmes que nous dénonçons : isolement, précarité matérielle et alimentaire ou encore perte de qualité de nos enseignements. Cette situation est intenable pour tout le monde, et ne doit pas se poursuivre à la reprise. La politique de la présidence ne fait qu’emboîter le pas à celle du gouvernement, dont on a pu voir toute la mesure et le caractère démocratique dans sa répression du mouvement lycéen. L’un comme l’autre ne nous écoute pas. Fermeture ou non de nos campus à la rentrée, nous sommes déterminés à poursuivre notre mobilisation.Retrouvons-nous toutes et tous, soutenons-nous, et organisons-nous. L’assemblée interfacs nantaise appelle chaque campus à se réunir en assemblée générale dès le lundi 2 novembre sur la plage du midi, pour organiser la suite du mouvement dont la date nationale du 5 novembre. ENSEMBLE NOUS VAINCRONS !

Pas de dissociation, assumons tout

nantes.indymedia.orgPas de dissociation, assumons toutAprès le 17 octobre à Nantes, une AG a eu lieu aux Nefs le lundi 19. Au cours de cette AG, une proposition a retenu notre attention: il s’agissait d’écrire un communiqué affirmant en gros que l’AG présente assumait la casse et les pillages et refusait de se dissocier. La proposition a reçu pas mal d’applaudissements, mais elle n’a pas été mise en pratique. Nous sommes plusieurs à trouver cela dommage, alors on s’est réuni.es pour en parler, et on propose ce texte. S’il ne peut être écrit au nom de l’AG pour le moment, il l’est en tout cas au nom d’une partie de l’AG. On espère, en réalité, qu’il sera repris et assumé par l’assemblée.   Le 17 octobre a été une journée riche en événements, partout en France. Des manifestations innombrables, incontrôlables. Une énergie folle a rempli l’espace public et a perduré plusieurs heures, jusque tard dans la nuit. La police a comme d’habitude joué le bras armé du capital, avec un succès très modéré: elle s’est globalement faite déborder par l’explosion de colère mêlée de joie vengeresse qui a déferlé dans les rues. Un tas de magasins ont été ouverts et vidés de leurs marchandises, qui ont été distribuées allégrement. Les forces du maintien de l’ordre ont été chassées à plusieurs reprises. Les mots ne sont pas assez forts pour décrire cette journée. Il faut l’avoir vécue pour se la représenter. La semaine qui a suivi a été marquée par un déferlement médiatique contre les « casseurs » et les « pilleurs ». On s’y attendait. La justice a sévèrement sévie, suivant les instructions de son patron Darmanin, qui a en outre annoncé des mesures de surveillance renforcée. Le but est d’installer un climat de peur. A contre-courant du discours de dissociation ou de prudence que veulent imposer les tenants de l’ordre et du calme, nous affirmons au contraire que nous assumons tout. La première violence est celle de l’Etat et du capital, et les dégâts qu’elle fait ont des conséquences bien plus dramatiques que des vitrines brisées et de la marchandise redistribuée, ou encore des entrées de lycées brûlées. Nous ne tomberons pas dans le piège de jouer la police de nos cortèges et de déterminer ce qui est « bien » et ce qui n’est « pas bien ». Nous laissons la dissociation à celles et ceux qui veulent une image respectable pour encadrer la lutte et la rendre contrôlable. Nous ne voulons pas encadrer ni diriger. Nous voulons changer la vie. C’est bien pour cela que nous assumons l’ensemble des gestes portés par le mouvement en cours, que nous soutenons toutes les personnes inculpé.es et appelons l’ensemble des assemblées à faire de même.   Des participant.es de l’AG du 17 de Nantes.