Utopia 56

Utopia 56

@utopia56.bsky.social

Association de mobilisation citoyenne venant en aide aux personnes en situation d’exil et plus largement aux personnes survivant à la rue. Nous sommes présents dans 7 villes en France. Maraudes / Hébergement / Urgences

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Juillet 2017 : « La première bataille : loger tout le monde dignement. Je veux partout des hébergements d'urgence. Je ne veux plus de femmes et hommes dans les rues ». Budget 2025 : suppression de 6500 places d'hébergement d'urgence alors que plus de 2000 enfants dorment dehors.

Ce matin, nous apprenons à nouveau le décès de deux hommes dans la Manche. Ils sont morts alors qu’ils tentaient de rejoindre le Royaume-Uni. Morts en devant risquer leur vie pour demander l’asile. Morts à cause des gouvernements et de leurs choix politiques.

Hier, 95 enfants et leurs parents se sont présentés à notre permanence quotidienne à Paris pour chercher un abri où dormir. Malgré notre réseau d’hébergements solidaires, nous sommes restés sans solution pour six familles qui ont du passer la nuit dehors, sous les orages.

Le préfet de Paris a publié un arrêté d’expulsion contre les 400 personnes (dont 160 enfants) présentes devant le Samusocial depuis un mois. Aux familles qui demandent un toit pour être protégées, l’Etat envoie la police et les condamne à l’errance sous 38°C. Elles doivent aller où ?

En ce moment, une opération de sauvetage a lieu au beau milieu de la Manche. Huit bateaux de sauvetage, anglais et français, sont dépêchés dans les eaux françaises au large de Boulogne. Plus de 150 personnes auraient fait naufrage.

Cette nuit, quatre personnes ont perdu la vie dans deux tentatives de traverser la Manche. Une heure avant l’un des embarquements, nos équipes étaient témoin de violences policières: plus de 35 grenades lacrymogènes tirées. La politique répressive menée par les gouvernements tue.

Le département du Loir-et-Cher fait des évaluations de minorité auprès d'enfants hospitalisés en quarantaine pour une tuberculose avancée, et déclare leur fin de prise en charge depuis le lit d'hôpital. Ça va, on vous dérange pas ?

À Paris, 246 personnes dont 107 enfants, sont installés devant le siège du Samu social. Aux côtés des grévistes du 115, ils demandent la fin d'une politique de tri et le respect du droit inconditionnel à un hébergement d'urgence. Toujours pas de réponse de l'Etat après six jours.

La France de Macron, c’est celle de l’inversion des valeurs : François-Noël Buffet, opposé au mariage pour tous, à la constitutionnalisation de l’IVG, à l’AME … vient d’être nommé Défenseur des droits. Et ce, malgré les alertes et l’opposition de la société civile. La honte.

Hier, le permis de tuer pour les policiers a été adopté à l'Assemblée nationale. Sur les plages du Nord-Pas-de-Calais, par exemple, il n'y a ni vidéo-surveillance, ni caméra piéton activées sur les agents chargés d'empêcher les départs vers le Royaume-Uni, et presque aucun témoin.

La préfecture d’Ile-de-France supprime 1200 places d’hébergement d’urgence et remet à la rue 160 familles. Alors que déjà plus de 5000 personnes sont sans abris à Paris, l’Etat écrase tout bonnement le droit à l’hébergement inconditionnel.

Plan canicule du gouvernement : « restez chez vous ». Hier soir, à notre permanence familles de Paris, nous avons rencontré 114 personnes dont 41 enfants sans solution pour la nuit. On dit quoi à toutes celles et ceux qui n’ont pas de chez eux ?

En cette journée internationale des réfugié·es, soutien à toutes les personnes déplacées dans le monde. Face à la haine et la peur, organisons nous pour défendre les droits de chacun·e.

Ce matin, deux hommes ont prit la mer à bord d’un simple kayak faute de solutions de passage sûrs pour rejoindre le Royaume-Uni. Nous n’avions pas vu cela depuis 2021. Des pratiques dangereuses qui témoignent du désespoir des personnes face aux choix politiques des gouvernements.

Les responsables européens ont produit des textes qui vont mettre en danger des milliers de personnes. Une nouvelle étape dans la construction d’une Europe forteresse qui s’éloigne toujours plus des droits fondamentaux et du respect de la vie humaine.

18h30, Lille : trois jeunes filles viennent d’être remises à la rue par les services de protection de l’enfance du département du Nord. Elles ont été déposées à la gare. Trois jeunes filles, seules, à la rue. Sans téléphone, et aucune orientation.

On attaque l’État en justice pour violations des droits des mineurs isolés étrangers. Après plus de dix ans à être témoins du non respect de leurs droits, il est temps de forcer l’État à prendre ses responsabilités.

Cette nuit, un homme est mort, renversé par un camion près de Calais. Bloqué à la frontière et empêché d’utiliser les voies sécurisées, il cherchait un moyen de rejoindre le Royaume-Uni. Il est la 14e victime depuis le début d’année, des politiques choisies par les gouvernements.

Cette nuit, avec la météo plus calme dans la Manche, des centaines de personnes vont risquer leur vie en tentant de rejoindre le Royaume-Uni. En parallèle, des activistes de l’extrême droite britannique se préparent aussi. Eux pour exhorter leur haine raciste. Tout va bien.

À bord du Ridens, bateau de sauvetage dans la Manche, de nouveaux témoignages mettent en cause le commandant. Aujourd'hui sorti des effectifs, il disait "t'as qu'à les laisser crever" à un marin qui réchauffait des enfants dans ses bras après les avoir secourus.

Mardi à Amsterdam, des identitaires d'extrême droite ont mis le feu à un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile. Leur seul projet est de semer la terreur. Cela devrait provoquer une réaction politique et médiatique d'ampleur, jusqu'en France. Au lieu de cela, rien.

Une enquête vient d'être ouverte contre l'eurodéputé RN, Fabrice Leggeri, pour complicité de crime contre l'humanité et de torture lors de sa présidence de Frontex. En Europe, on peut avoir des intentions criminelles, fabriquer des lois et occuper des postes à responsabilité.

Hier, un navire de sauvetage humanitaire a de nouveau été visé par des tirs des gardes côtes libyens en Méditerranée. Ces gardes cotes sont financés par l'Union Européenne. Ils menacent et tirent sur des citoyens européens et des rescapés qui viennent d’être secourus en mer. Soutien à @sea-watch.org

"Sale race", "je les hais tous ces bougnoules", "faudrait tous les brûler au lance-flammes". Quand des partis politiques poussent des lois et des discours racistes, même les droits à la vie et à la dignité deviennent des remparts fragiles face à la haine.

À Paris, depuis mardi, les médias d’extrême droite poussent leur idéologie de préférence nationale en s'en prenant à la présence de personnes sans abri dans un gymnase réquisitionné en urgence par la ville. Cette médiatisation menace directement les personnes hébergées.

À Paris, la préfecture s’apprête à fermer le GL Event Center, plus grand centre d’hébergement de Paris. Menaces, intimidations et désormais une privation de nourriture comme étape supplémentaire pour faire craquer les personnes hébergées dans le but de les remettre à la rue.

Ce matin, nous avons déposé un recours au tribunal administratif contre la fermeture de 400 places d’hébergement d’urgence à Paris. L’État ne se contente plus d’être en difficulté, il aggrave lui même la saturation du dispositif et remet illégalement à la rue des centaines de personnes.

Deux personnes sont décédées ce matin dans la Manche. Une autre est actuellement hospitalisée. Le groupe, qui tentait de rejoindre le Royaume-Uni, était suivi par les secours qui sont intervenus mais n’ont pu empêcher ce nouveau drame. Un de trop, encore.

Cette nuit près de Dunkerque, l’une de nos équipes bénévoles s’est faite contrôler à sept reprises en moins de quatre heures (et ce n’est pas un poisson d’avril). À 1h42, 2h07, 2h48, 3h03, 3h06, 5h15, et 5h30, pour trois bénévoles transportant du thé et des vêtements secs.

La préfecture d’île-de-France s’apprête à remettre à la rue plus de 100 personnes en familles, dont des enfants, ainsi que des femmes seules. @info.gouv.fr on vous dérange pas ? Vous n’avez même pas attendu la fin de la trêve hivernale pour l’annoncer.

La trêve hivernale se termine aujourd’hui et les remises à la rue vont reprendre. Hier soir, déjà 48 familles sans abri, avec 26 enfants, étaient à notre permanence à Paris. On s’attend à voir plus de monde dans les prochains jours sans savoir si nous aurons assez de solutions.

"Il n'y a pas d'autres solutions que l'exercice d'une forme de violence". Les propos de Didier Leschi concernant la gestion de la frontière franco-britannique témoignent d'une absence totale d'humanité, quand on sait que 162 personnes y sont décédées ces trois dernières années.

Hier soir, l'Europe a voté un texte pour empêcher l'immigration et traquer celles et ceux qui cherchent refuge. Alors que des offensives militaires frappent de nombreux pays et que des milliers de civils sont en danger, l'Europe fait voler les droits humains en éclats.

Le corps d’une personne a été retrouvé ce matin sur un campement proche de Dunkerque. Décédée il y a plusieurs jours, les circonstances restent inconnues. Un nouveau décès dans l’anonymat alors que des milliers de personnes sont toujours coincées à cette frontière.

Au moins 100 personnes à bord d’une embarcation de fortune dans la Manche viennent de contacter les équipes d’Utopia 56 à Calais. Des hommes, femmes et enfants, risquent en ce moment leur vie faute d’autres solutions pour rejoindre le Royaume-Uni et y demander l’asile.

Ce soir à Lille, c'est un retour en arrière très dur. Quatre mineurs isolés, remis à la rue par le département, vont dormir sous une toile de tente. Pourtant, depuis trois mois, nous avions réussi à faire héberger les 125 mineurs que le département a abandonné.

Depuis hier soir, nos équipes ont déjà rencontré plus de 200 personnes en détresse sur le littoral et reçu deux appels de groupes en mer tentant de rejoindre le Royaume-Uni. Faute d’autre solution, des hommes, femmes et enfants doivent encore risquer leur vie.

À Lille ce matin, la préfecture a décidé de remettre à la rue 31 jeunes isolés et six familles alors qu’hier soir elle leur annonçait le maintien du plan grand froid pour une semaine de plus. Il pleut toute la journée et les températures ressenties sont négatives.

À Rennes, des familles se sont à nouveau faites expulser ce matin d’un centre social, sur ordre de la préfecture. Sept mineurs isolés ont été embarqués et des convocations distribuées aux familles. Leur crime ? Chercher un lieu où dormir. Il y a 21 enfants, le plus jeune à 3ans.

Cette nuit à Minneapolis, la police fédérale (ICE) a de nouveau tiré sur une personne. Depuis dimanche, une centaine d'agents supplémentaires y a été envoyée, alors que des milliers de personnes s'organisent pour s'opposer aux raids de l’ICE. Des actions judiciaires sont lancées.

Interdiction de territoire pour dix membres de l'extrême droite britannique actifs sur les plages du Pas-de-Calais pour s’en prendre aux personnes étrangères tentant de traverser la Manche. Cela ne suffira pas à empêcher que d’autres ne viennent, ni à leurs idées de se propager.

Renee Nicole Good, 37 ans, maman de trois enfants, a été tuée pour s’être interposée à la police de l’immigration américaine. Toutes nos pensées vont vers les victimes de ces opérations, et en soutien à celles et ceux qui luttent pour les droits de chacun, ici comme là-bas.

Hier, des personnes ont tenté de traverser la Manche dans une embarcation de fortune. L’eau est à 7°C, à cette température le temps de survie est de 10 à 30min dans l’eau. Une partie a réussi à rejoindre le Royaume-Uni, mais quatre personnes sont hospitalisées pour hypothermie.

Il neige à Paris, et au moins 300 mineurs en recours vont encore dormir à la rue ce soir, faute de solutions. Certains nous disent avoir trop froid pour se déplacer jusqu’aux distributions de repas. Ils n’ont qu’une toile de tente, ressenti prévu : -6°C cette nuit.

Hier soir à Paris, nous avons recensé 89 personnes en famille dont 34 enfants à la rue, lors de notre permanence place de l'hôtel de ville. Toutes ont appelé le 115, sans solution. La préfecture avait pourtant affirmé mettre les moyens pour répondre "à toutes les demandes".

À Paris et à Nantes, quatre hommes sans domicile sont morts à cause du froid des derniers jours. Dans ces villes, pourtant, il y a des associations de solidarité, mais les gens meurent là où l'État a fait le choix d'abandonner. Nos pensées vont à leurs proches.

Hier, nous avons découvert ces tags près de Dunkerque, à quelques mètres du campement où survivent des centaines de personnes bloquées à la frontière.  Voilà ce que produit la banalisation des discours de l’extrême droite : une haine visible, assumée, décomplexée.

Ce soir à Paris, nous nous apprêtons à accueillir plus de 100 personnes, avec des enfants et parfois des bébés, dans notre lieu d'hébergement d'urgence. Dans toutes les antennes d'Utopia 56, Noël est un jour comme un autre, nous restons présents.

Cette nuit, on va vivre le noël le plus froid depuis 15 ans en France. Pourtant, jamais autant de personnes n’ont dormis à la rue. Il y a plus de 100 000 logements vacants, rien que dans la capitale. Des abris potentiels qui devraient être réquisitionnés par les préfectures.

En continuant de fermer des places d’hébergement d’urgence, l’Etat condamne à la rue des centaines de personnes. La situation s’empire alors que des millions de m2 restent inutilisés dans Paris et ailleurs.